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PENESTIN - ESTUAIRE DE LA VILAINE

 

PENESTIN

Estuaire de la Vilaine : des dragages d’entretien innovants et sous contrôle

Document du 05 février 2006 de l’IFREMER

Le laboratoire Ifremer Environnement Ressources de Morbihan-Pays de Loire (LER/MPL) de la Trinité-sur-Mer est actuellement impliqué dans le suivi environnemental des dragages d'entretien de l'estuaire de la Vilaine (Morbihan). L'ensemble de ces opérations de dragages est conduit d'une façon coordonnée qui pourrait s'avérer exemplaire.

Les estuaires sont le siège d’une sédimentation importante et l’estuaire de la Vilaine n’échappe pas à la règle. La construction du barrage d’Arzal à la fin des années 60 a accéléré le phénomène en bloquant la migration du bouchon vaseux au niveau du barrage. Cet envasement a profondément modifié l’écosystème et perturbe les activités portuaires. Pour maintenir l’accès aux ports de l’estuaire et l’activité maritime (pêche, mytiliculture, plaisance) des travaux de dragages sont indispensables. Ils sont réalisés sous maîtrise d'ouvrage et financement de l'Institution d'Aménagement de la Vilaine (I.A.V.), gestionnaire du barrage d'Arzal.

Un rôle actif des différents acteurs

Il est reconnu que les immersions de sédiments dragués sont une voie de transfert des contaminants vers le milieu marin. Les opérations de dragages et d’immersion ne peuvent donc être réalisées qu’en prenant en considération les contraintes de préservation des écosystèmes côtiers. Dans le cadre de l’estuaire de la Vilaine, ces travaux font l’objet d’une large concertation entre les différents acteurs : administrations, élus, professionnels, associations, scientifiques réunis au sein d’un Comité d’Estuaire, émanation du Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) de la Vilaine. Cette concertation a permis d’aboutir à un programme de dragage qui répond aux deux objectifs : intérêt des usagers et limitation des impacts pour l’écosystème côtier et des usages rattachés (pêche et mytiliculture).

Des volumes plus petits mais plus souvent

Pour limiter l’impact sur le milieu marin et les usages, la solution retenue pour le dévasage des ports de Camoël (cale de Vielle Roche) et de Tréhiguier (commune de Pénestin) est la technique du rotodévaseur (cf. photo), empruntée aux ostréiculteurs charentais. Le principe est d’entretenir annuellement l’accès aux ouvrages portuaires. Les volumes mis en jeux seront donc faibles avec un impact non significatif sur le milieu marin. Les sédiments sont remis en suspension aux marées des vives eaux (coefficients supérieurs à 70) et sont évacués dans l’estuaire au jusant par les courants de marées. La remise en suspension des sédiments est possible car il s’agit de sédiments non contaminés. Les volumes mis en jeux sont faibles (5 000 m3 à Vielle Roche et 25 000 m3 à Tréhiguier la première année) et marginaux par rapport aux volumes de sédiments transitant dans l’estuaire.

Des travaux sous contrôle

La période des travaux a été définie en concertation avec les différents usagers et l’Ifremer pour limiter leurs impacts. Les travaux ont débutés le 15 octobre 2005 et prendront fin le 28 février 2006, sur une période où l’activité biologique est ralentie. Les travaux sont encadrés par différents suivis réalisés par le LER/MPL : suivi en continu de la turbidité au niveau du port de Tréhiguier, suivi hebdomadaire sur 4 stations de la contamination microbiologique, un état avant et après travaux de la contamination chimique des moules d’élevage.

Et pour les sédiments sableux ?

Plus spectaculaire, la technique utilisée pour le dragage du chenal d’accès du port de Billiers, autre port de l’estuaire. La drague « Fort Boyard » propriété du département de la Charente Maritime utilise la technique de surverse pour disperser les sédiments fins au jusant mais conserve les sables qui sont ensuite repris pour le rechargement des plages proches. Des essais de rechargement direct de la plage de Bétahon par les sables dragués devant le port de Billiers ont été réalisés en présence des membres du groupe de travail « envasement » du Comité d’Estuaire le 16 janvier 2006 et se sont révélés convaincants. A chaque navette, la drague transporte et déverse sur la plage, à l’aide d’un canon, 250 m3 de sable (cf. photo) qui reprend rapidement une couleur plus sympathique !


La drague "Fort Boyard" en action : rechargement de sable sur la plage de Bétahon - photo Jean-Pierre Allenou / Ifremer

Un premier bilan satisfaisant

Le rotodévaseur « Roche Vilaine » remplit correctement sa mission et les mytiliculteurs sont heureux de pouvoir accéder de nouveau à la cale de Tréhiguier et au poste à carburant. La drague « Fort Boyard » continue son ballet entre le port de Billiers et la plage de Bétahon. Les résultats sur la contamination des moules sont très satisfaisants et le suivi de la turbidité ne montre aucun effet des travaux sur son évolution

 

 

 




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